
Résumé
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Tout processus de démocratisation implique la développement d'une société civile qui échappe progressivement à la tutelle de l'appareil étatique pour acquérir la capacité de s'exprimer de façon autonome. Ce processus est fragile et constamment réversible, comme l'illustre l'exemple algérien. La société civile algérienne est récente, d'une part. Sa naissance a accompagné la décadence d'un état totalitaire et sa disparition dans les années 1980. À partir de 1992, alors qu'elle était encore en plein essor, elle a dû subir les effets traumatiques d'une alliance dangereuse entre acteurs civils et étatiques. Cette alliance, en effet, a servi à exclure de la scène publique une partie de ses acteurs politiques. Le développement de la société civile algérienne est sérieusement compromis après l'alliance dangereuse. Il reprendra néanmoins, lentement et dangereusement, sous forme de dissidence et d'opposition "modérée" (au sens d'autorisée) sur fonds de guerre civile : les perspectives pour une renaissance sont loin d'être insignifiantes.
Texte
de la conférence : non disponible.