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Département d'information et de communication

J’ai quelque chose à dire
Des étudiants « poches » en français?
par Sophie Doucet

Étudiante à la maîtrise en science politique
Ancienne étudiante du Département
Tutrice du cours ComViz

Je suis tutrice pour le cours ComViz. La plupart des étudiants réussissent le cours sans éprouver de problème majeur, mais je remarque une constante chez un grand nombre d’entre eux : la piètre qualité de leur langue.

La majorité des étudiants de ComViz sont pourtant inscrits en communication publique où le français est une exigence d’admission. Comment peuvent-ils crier à l’injustice quand on leur enlève des points pour des fautes d’orthographe, de grammaire ou de ponctuation ? En communication publique, savoir écrire est primordial. Comment espérer devenir journaliste, créer un slogan célèbre ou s’occuper des relations de presse d’une multinationale si l’on ne peut écrire 1000 mots sans faire de faute ?

Perdre 20 % des points d’un petit essai pour le français peut sembler injuste, mais que vaudrait un diplôme universitaire sur le marché du travail si les habiletés de base du métier étaient absentes ? Or, en communication, savoir écrire est une de celles-là. C’est pourquoi le Département pénalise les étudiants pour la qualité de la langue. Et je reste persuadée que c’est leur rendre service que d’agir ainsi.

Je suis toujours étonnée lorsqu’un étudiant implore ma clémence pour les points enlevés pour « la forme » de son essai. Je peux comprendre que tous n’ont pas nécessairement une facilité naturelle en français mais comment justifier qu’un travail exécuté à domicile soit constellé de fautes alors que l’étudiant dispose de logiciels correcteurs, de dictionnaires et de grammaires ?

Savoir écrire est indispensable pour faire carrière en communication. Si vous avez l’impression de payer un prix élevé quand votre note baisse de quelques échelons en raison de fautes, vous n’avez qu’à prendre les moyens à votre disposition.

Sur le marché du travail, cela pourrait vous coûter encore plus cher !

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Mis à jour: 2005-07-21