À paraître le 20 septembre

12.09.2012

Alain Bouchard, chargé de cours au Département publie une biographie autorisé de Max Gros-Louis aux Éditions La Presse.

Max Gros-Louis, le corbeau de Wendake

  • par Alain Bouchard, journaliste retraité du Soleil et chargé de cours au Département.
    Éditions La Presse, 250 p.
  • Sortie prévue le 20 septembre

À 12 ans, Magella Gros-Louis ramène à la maison le premier orignal qu’il a chassé et tué tout fin seul. Son père est sidéré et choqué à la fois. « Tu vas aller en prison ! » « J’irai », répond le fils.

Oné-Onti, de son surnom huron qui veut dire bon pagayeur, vient d’entreprendre une percutante bataille à vie pour les droits des autochtones québécois et canadiens. Ce qui l’amènera à rencontrer les grands de ce monde: Charles de Gaulle, Bill Clinton, Jacques Chirac, le pape Jean-Paul II, le prince de Monaco, Charles Aznavour, etc.

Mais Magella Gros-Louis a aussi été boxeur. Il a aussi été professeur de danse. Il a aussi arpenté le nord québécois dans des conditions de survie parfois extrêmes. Il a aussi gagné de longues et épuisantes courses de canots. Il a aussi été champion vendeur de machines à coudre. Il a aussi fondé et dirigé une troupe de danses huronnes qui a effectué des tournées triomphales en France particulièrement.

Et partout toujours, il n’a jamais manqué une occasion de promouvoir et de vendre l’artisanat indien, ce qui a été à l’origine de l’extraordinaire essor économique qui a sorti la réserve de Wendake de sa misère... « rouge », en même temps qu’il l’a sorti de sa propre misère à lui.

À son divorce, il a obtenu la garde de ses cinq enfants, à la suite d’une saga matrimoniale où la réalité dépasse encore une fois la fiction. Son mariage avec la Montréalaise Claire Bélair, une flamboyante blonde aux yeux bleus déracinée qui a tenté de jouer à l’Indienne aux cheveux noirs, dans une pauvre et minuscule bourgade, constitue une aventure bouleversante.

À 81 ans, celui qui a été grand chef du Conseil de bande durant 26 ans, partage sa vie avec celle qu’il appelle toujours Mme Roux, après 27 ans de vie commune.

Ce livre raconte les zones d’ombre et de lumière d’un être, Magella Gros-Louis, alias Max, qui a été et qui demeure monumental, pour le meilleur et pour le pire. Un être qui a une foule d’admirateurs, mais qui aussi des ennemis jurés, même à l’intérieur de sa propre famille.



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Dernière mise à jour : 2013-12-17 15 h 49