Références

À moins d’avis contraire, une bibliographie ou une liste des références est toujours exigée dans un travail de recherche. Elle est placée immédiatement après la conclusion. Avant d’aller plus loin, il importe de faire la distinction entre les références citées dans le texte (ce qu’on appelle communément Liste des références ou Bibliographie sélective) et la bibliographie qui « décrit un relevé des ouvrages pertinents à un sujet donné, sans impliquer que tous ces ouvrages aient été consultés ou mentionnés dans le manuscrit en question » (Provost et al. 2002 : 72). Comme il s’agit de deux choses différentes, il vaut mieux s’assurer de ce qui est requis.

Classement, présentation et mise en forme

Dans les ouvrages de présentation sur le sujet (et dans les consignes de travaux), il n’y a pas unanimité quant à la présence de divisions à l’intérieur d’une liste des références ou d’une bibliographie. Si les divisions peuvent parfois être utiles pour classer les documents, elles compliquent inévitablement le travail de repérage pour le lecteur.

Aux fins de ce guide, nous proposons la formule sans division. Ainsi, nous regroupons tout (périodique, non-périodique, document en version papier, document en version électronique, etc.) sous la règle première du classement par ordre alphabétique14. Suivent ensuite un certain nombre de consignes particulières. D’abord, lorsque deux auteurs ont le même nom de famille (premier élément d’une référence), la première lettre du prénom détermine l’ordre. En présence de plus d’une référence provenant du même auteur (individuel ou collectif), mais avec des années de publication différentes, le classement se fait alors du plus récent vers le moins récent (ordre décroissant), et le nom de l’auteur est toujours répété15. Lorsqu’il y a plus d’une référence provenant du même auteur avec la même année de publication, une lettre minuscule suit immédiatement l’année pour les distinguer. Dans ce cas précis, la première lettre du titre (par ordre alphabétique) détermine l’ordre de présentation, comme dans l’exemple qui suit.

Tremblay, Alfred. 2002a. Les oiseaux...

Tremblay, Alfred, 2002b. Vacances en Asie…

Afin de pouvoir faire facilement le lien avec la bibliographie, il importe de retrouver la même lettre minuscule après l’année de publication lorsque ces références sont utilisées dans le texte.

Par ailleurs, l’utilisation du mot « Anonyme » ne se fait que lorsque l’auteur du texte s’est identifié comme tel. Ce terme remplace le nom de l’auteur en début de référence et celle-ci est alors classée dans les « A ». S’il n’y a pas d’auteur, la première lettre du titre détermine la place où cette référence sera placée dans le classement. Enfin, lorsqu’il s’agit d’un texte provenant d’un organisme (par exemple Industrie Canada), la première lettre du nom (ici le « I ») détermine la place de cette référence dans la liste. Le nom en entier de l’organisme (et non l’acronyme) apparaît comme premier élément de la référence, suivi de l’année de publication.

En amont du classement des références, il y a leur présentation, c’est-à-dire l’ordre des éléments qui les composent. Nous ne ferons pas la démonstration pour tous les types de documents, mais, à quelques exceptions près, les principales composantes s’ordonnent de la même façon. Pour un non-périodique (avec la méthode auteur-date), nous retrouvons dans l’ordre le nom de l’auteur, l’année de publication, le titre, le lieu de publication, la maison d’édition, le nombre de pages. Pour un périodique, le titre de l’article précède le nom du périodique. S’il y a lieu, s’ajoutent l’édition et la collection après le titre de l’ouvrage ou après le nom du périodique. L’ordre est le même pour la méthode classique, à l’exception de l’année de publication (placée alors avant le nombre de pages).

Les deux exemples ci-dessous (non-périodique et périodique) illustrent ce qui précède.

Guilloton, Noëlle et Hélène Cajolet-Laganière. 2000. Le français au bureau. 5e édition. Sainte-Foy :
         Les Publications du Québec, 503 p.

Robertson, Andrée et Pierre Collerette. 2005. « L’abandon scolaire au secondaire : prévention et
         interventions ». Revue des sciences de l’éducation. Vol. 31, no 3, p. 687-707.

Outre l’ordre des principaux éléments d’une référence complète, d’autres aspects précis de la mise en forme doivent être pris en considération. Nous pourrions là aussi en discuter longuement et multiplier les exemples. Nous préférons nous limiter aux règles générales et vous inciter à faire preuve d’uniformité et de cohérence, ce qui nous apparaît le plus important.

Tout d’abord, à l’exception de la première lettre, les noms des auteurs sont présentés en lettres minuscules. La règle demeure la même pour les autres éléments de la référence (titre, ville, maison d’édition, etc.), sauf pour les titres en anglais pour lesquels les mots significatifs (déterminants et mots liens en moins) débutent tous par une majuscule16. Même si les opinions sont partagées chez les auteurs d’ouvrages portant sur les normes de présentation, il est préférable d’inscrire les prénoms en entier plutôt que les initiales seulement pour faciliter le classement des références. En ce sens, si l’abréviation et al. (qui signifie « et les autres ») peut être utilisée dans le texte (pour alléger lorsque plus de trois auteurs signent un même article), tous les auteurs (nom et prénom) doivent être identifiés dans la présentation des références. Enfin, il faut préciser la nature particulière de la contribution d’un auteur, s’il s’agit par exemple d’un directeur (« dir. ») de publication ou d’un compilateur (« comp. »).

En ce qui concerne la ponctuation, chaque élément d’une référence est suivi d’un point. On entend par « élément » le nom en entier de l’auteur (ou des auteurs), l’année de publication, le titre. Cependant, une virgule sépare le nom du prénom de l’auteur ainsi que chaque nom complet, à l’exception du « et » qui lie les deux derniers auteurs d’une référence. Un deux-points (:) sépare le lieu d’édition de la maison d’édition, cet élément de la référence étant, quant à lui, suivi d’une virgule avant le nombre de pages. Dans l’exemple qui suit, nous retrouvons les précisions que nous venons d ’apporter.

Provost, Marc A., Michel Alain, Yvan Leroux et Yvan Lussier. 2002. Normes de présentation
         d’un travail de recherche. Trois-Rivières : Éditions SMG, 188 p.

Le titre d’un article provenant d’un périodique est placé entre guillemets, en caractères romains, tandis que le nom de la source (publication) est présenté en italique. Pour un non-périodique, le titre est présenté en italique, à l’exception des titres de mémoires de maîtrise et de thèses de doctorat qui, eux, sont entre guillemets et en caractères romains. Dans le cas d’une partie d’ouvrage, d’un article d’encyclopédie ou d’une communication présentée dans le cadre d’un colloque, le titre est placé entre guillemets et en romain, tandis que le nom de la source est présenté en italique. Le terme « In » (qui signifie « dans ») le précède. Ces dernières précisions figurent dans cet exemple.

Raboy, Marc. 1991. « L’économie politique des médias et le nouvel espace public de la communi-
         cation ». In Communication publique et société : repères pour la réflexion et l’action. Michel
         Beauchamp (dir.).

Pour en savoir plus sur les règles générales de présentation des références, voir notamment la bibliographie en conclusion de ce guide, ainsi que InfoSphère-Laval à l’adresse suivante :

N.B. Lorsque vous avez en main un livre et que vous n’êtes pas certain de la manière de présenter le titre, la maison d’édition, etc., n’hésitez pas à consulter sa référence complète dans un catalogue d’une bibliothèque universitaire, car ce sont des professionnels qui l’ont catalogué.

Nous venons de survoler la façon de présenter les sources papier. Qu’en est-il maintenant des références en ligne (Internet, bases de données, etc.) de plus en plus utilisées ? Les types de support sont multiples et la façon de présenter les sources dans un travail de recherche exige de faire preuve d’attention, que les sources soient traditionnelles ou pas. Il serait en effet trop facile de n’indiquer que l’adresse électronique d’une référence provenant du Web ; d’autres éléments sont requis au même titre que pour les documents en version papier. Encore une fois, il y a un ordre à respecter et le critère d’uniformité dans la présentation des références est primordial.

Les principaux éléments qui composent la référence bibliographique d’une source électronique sont dans l’ordre l’auteur, l’année de publication, le titre du document, le type de support, l’adresse complète du site et la date de consultation. Il y a un certain nombre de variantes selon le type de support, qu’il s’agisse d’un site Web, d’une ressource Internet, d’un article de périodique, de dictionnaires ou d’encyclopédies en ligne, etc. Entre autres distinctions, la date de publication s’ajoute pour un périodique, tandis que l’année de publication suffit pour un non-périodique.

L’exemple qui suit présente les principaux éléments d’une référence en version électronique. Il s’agit d’un article journalistique provenant de la banque de données en ligne Eureka.cc. Il a été publié le 20 juin 2005, mais consulté le lendemain de sa publication.

Leclerc, Jean-Claude. 2005. « Entre les bons sentiments d’Ottawa et les centrales nucléaires ». Le
         Devoir. En ligne. 20 juin. http://www.biblio.eureka.cc/Biblio/Frames/FrameMain.asp Consulté
         le 21 juin 2005.

Comme l’alignement d’une référence est « justifié »Note du Webmestre, il se peut que vous deviez faire un « retour forcé »17 pour la présentation d’une adresse électronique très longue qu’il faut couper, de façon à éviter une présentation comme celle-ci…

InfoSphère-Laval,         Sciences         humaines         et         sciences         de         la         gestion.
          http://www.bibl.ulaval.ca/infosphere/sciences_humaines/index.html. Consulté le 22 juin 2005.

L’encadré qui suit montre que l’opération permet une plus belle présentation.

InfoSphère-Laval, Sciences humaines et sciences de la gestion. http://www.bibl.ulaval.ca/infosphere          /sciences_humaines/index.html. Consulté le 22 juin 2005.

Par ailleurs, contrairement à un document en ligne, l’adresse électronique ne doit pas être « active » dans un document écrit afin d’éviter que le soulignement cache certains détails. Les deux exemples suivants permettent de mieux saisir le sens de notre propos, le soulignement de l’adresse électronique dans le deuxième exemple cachant le caractère (_) qu’il est essentiel de voir entre « sciences » et « humaines », sans quoi on pourrait croire qu’il s’agit d’un espacement.


Pour en savoir plus sur la façon de présenter les références électroniques, voir notamment Comment citer un document électronique ? à l'adresse suivante :

Pour conclure, voici les principaux éléments à prendre en compte dans la mise en forme globale d’une liste des références ou d’une bibliographie. À l’exception de la mention « Bibliographie », qui est alignée au centre, le corps du texte est justifié. À moins d’avis contraire, les références sont présentées en 10 points à interligne simple avec un espacement avant de 10 points, ce qui permet de les décaler l’une de l’autre. Un retrait négatif de 1 cm est appliqué à la première ligne par rapport aux autres que peut compter la référence. Comme nous le proposions dans la partie sur les éléments de mise en forme du document, nous suggérons la fonction Style pour mettre en forme la bibliographie, pour gagner du temps et dans un souci d’uniformisation. L’exemple ci-dessous illustre l’avantage sur le plan esthétique de l’espacement de 10 points entre chaque référence.

Provost, Marc A., Michel Alain, Yvan Leroux et Yvan Lussier. 2002. Normes de présentation d’un
         travail de recherche. Trois-Rivières : Éditions SMG, 188 p.

Raboy, Marc. 1991. « L’économie politique des médias et le nouvel espace public de la
         communication ». In Communication publique et société : repères pour la réflexion
         et l’action. Michel Beauchamp (dir.). Boucherville : Gaëtan Morin éditeur, p. 183-213.

14. À moins que vous n’ayez eu recours à un logiciel personnel de gestion de références bibliographiques (EndNote, FileMaker, etc.) pour trier vos références par ordre alphabétique, la fonction Trier… du menu Tableau (dans Word) peut vous éviter de faire le travail manuellement.

15. D’aucuns ont une position ferme sur le sujet : « On inscrit le nom de cet auteur autant de fois que cela est nécessaire et on ne peut le remplacer par les mentions Idem ou Ibidem » (Leclerc, 1999 : 260).

16. Bien qu’il n’y ait pas de règle précise en ce sens, les éléments de la référence sont écrits dans la langue de départ.

17. Il s’agit d’enfoncer les touches « majuscules » et « retour ».

Note du Webmestre : Sur le site Web, les exemples proposés ne présentent pas un alignement « justifié » à cause du problème causé par les interprétations des différents fureteurs qui répondent d'abord aux préférences de chacun des utilisateurs.

Département d’information et de communication — Faculté des Lettres et des Sciences Humaines
Août 2005 (version révisée juillet 2011)

Dernière mise à jour : 2014-04-24 16 h 03