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Table des matières
Avant-propos
Quelques éléments
de la mise en texte
Idées claires,
phrases simples, termes précis
Temps de conjugaison
et utilisation des nombres
Travail
d’équipe, écriture
uniforme
Recours aux citations
Méthode
auteur-date
Quelques éléments
de la mise en forme du document
Du général
au spécifique
Intégration
et présentation de tableaux et de figures
Références
Classement,
présentation
et mise en forme
Pagination
Table
des matières
Page de titre
Conclusion
Bibliographie
Annexe
I : Modèle de
page de titre pour un travail individuel
Annexe
II : Modèle
de page de titre pour un travail d’équipe |
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Guide de rédaction et de présentation des travaux écrits
Département d’information
et de communication, Faculté des Lettres (Août 2005)
Idées
claires, phrases simples, termes précis
La construction d’un texte implique l’utilisation d’un langage
clair et précis, et la maîtrise des expressions utilisées.
Il est parfois facile de tomber dans un jargon technique, dans des termes propres à certains
champs de recherche, des formules qui reviennent trop souvent à l’intérieur
d’un texte. Souvent, ces termes constituent des obstacles à la compréhension
du lecteur, comme dans l’exemple qui suit.
| Le désengorgement des urgences
dans les établissements de santé de courte durée
pourra se traduire par des résultats positifs lorsque sera
amorcée véritablement la désinstitutionnalisation
du réseau. |
Un tel langage est pour le moins
jargonneux. Si, en plus, les termes utilisés
possèdent un caractère polysémique que le lecteur pourrait
interpréter à sa façon, il est important de les définir
clairement ou de préciser leur portée par une note explicative à leur
première occurrence dans le texte. Nous n’encouragerons jamais
trop le recours au dictionnaire. Selon l’importance de la clarification,
celle-ci sera livrée directement dans le texte ou dans une note de
bas de page2.
À l’étape de l’écriture,
il faut éviter
certains termes fautifs. Par exemple, une expression comme « notre
société actuelle » est à proscrire,
au même titre que les « suite à », « au
niveau de » (en certains cas), « dû à » (début
de phrase), « prévoir à l’avance », « voire
même », etc. Il est suggéré de consulter un dictionnaire
ou une grammaire pour l’explication de ce qui pose problème
dans l’utilisation de ces expressions, et de plusieurs autres du
genre. Vous y verrez notamment que « l’expression pléonastique
voire même
est critiquée » (Multidictionnaire de la langue française,
2003 : 1519)3, bien qu’elle
soit fréquemment
employée. L’exemple
qui suit regroupe certains de ces termes fautifs.
| Suite à l’annonce de la
hausse du prix de l’essence, nous avons pu prévoir à l’avance
qu’il y aurait une diminution des ventes au niveau des constructeurs
américains. |
Dans le même ordre d’idées, l’utilisation de phrases
simples ne veut pas dire le recours au langage familier, mais plutôt que
les phrases ne doivent contenir qu’une seule idée, dire ce qu’elles
veulent dire, présenter un sujet facilement repérable. Une idée
claire est une idée bien formulée, qui évite le flou. Habituellement,
quelques phrases simples composent de courts paragraphes. Parce que, oui, il
faut faire des paragraphes quand c’est le temps d’en faire. Trop
longs, ils contiennent souvent trop d’idées.
| Vous aurez remarqué que le
dernier paragraphe porte sur la syntaxe, tandis que celui qui
le précède traite de problèmes de vocabulaire.
C’est la raison pour laquelle nous avons fait deux paragraphes
distincts. |
Par ailleurs, le recours fréquent au fameux « ON » lorsqu’il
désigne quelqu’un témoigne de l’imprécision
chez celui qui l’utilise lors de la rédaction (à ne pas confondre
ici avec le « on » marquant l’indétermination). Il vaut
toujours mieux préciser à qui renvoie ce pronom indéfini.
Aux auteurs consultés ? À votre entourage ? À vous ? De
la même façon, nous ne devrions pas écrire que « les études… », « les
recherches… », « l’actualité… » ou « la
littérature… » affirme(nt) que, mais plutôt que « les
auteurs des études affirment que… », ou que « Gilles
Tardif, chercheur à l’Institut national de recherche scientifique
(INRS), prétend que… ».
| Plutôt que d’écrire
vaguement… « On prétend que la concentration
de la propriété dans le secteur de la presse n’a
pas que des désavantages… », il vaut mieux
préciser et dire que… « L’ancien éditeur
du Soleil, Alain Dubuc, prétend que la concentration de
la propriété dans le secteur de la presse n’a
pas que des désavantages… » Si, bien entendu,
il s’agit de son propos. |
Bien que bon nombre de chercheurs
l’aient abandonné au cours des
dernières années, le « nous d’humilité »4 (aussi
appelé le « nous de modestie ») permet le
détachement,
en opposition au « je » qui donne l’impression
d’une
opinion personnelle. Dans certains types de textes, ce « nous
d’humilité » est
encore exigé. Par contre, à moins d’avis
contraire, la dépersonnalisation
du propos, elle, est toujours de mise. L’exemple qui
suit montre à la
fois l’évacuation du « je » au profit
d’un ton
neutre, et l’utilisation du style direct.
| « Une précision apparaît
utile pour mieux saisir l’ampleur… », et non
pas « j’apporte cette précision que je considère
utile pour mieux saisir l’ampleur… ». |
2.Dans le cadre d’un travail de recherche, nous
recommandons l’utilisation
de la note de bas de page (plus facile à consulter pour le lecteur)
plutôt que la note de fin de document. L’une et l’autre
sont par ailleurs présentées à interligne simple et
la taille de la police est inférieure de deux points par rapport
au texte. [retour] 3. Aux fins de notre exemple, nous avons cité ici
le Multidictionnaire de
la langue française et le présentons en bibliographie parce que
nous y puisons une citation. Cela dit, on ne doit pas mettre en référence
tout dictionnaire ayant servi à mieux écrire ou à faire
la correction du texte.[retour]
4. Il importe ici de ne pas confondre le « nous
d’humilité » et
le « nous » qui désigne l’ensemble des individus
qui composent une équipe dans certaines parties du texte. Il est à noter
que, pour le « nous d’humilité », le participe passé demeure
au singulier, comme dans l’exemple qui suit. « Dans ce livre,
nous nous sommes efforcé d’être simple. » (Ramat,
2005 : 160) Dit de cette façon, le détachement n’est
pas le même
que si l’auteur disait « je me suis efforcé d’être
simple ».[retour]
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commentaires.guide@com.ulaval.ca
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