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Département d'information et de communication
Louis-Jacques-Casaul
Université Laval
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Québec,
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Quand Alain Bouchard raconte sa trajectoire, c’est un peu l’histoire du Québec qu’il dévoile : enfance au Saguenay dans une famille croyante, travaillante et à revenu modeste. Sept bouches à nourrir pour un père ouvrier et une mère qui a laissé son école de rang pour élever ses enfants. Du Émilie Bordeleau, trait pour trait.
Premier de classe, Alain Bouchard est repêché par les Pères Eudistes de Québec, qui espèrent en faire un prêtre dans leur pensionnat. Mais la vocation n’éclot pas. Le jeune homme complètera son cours comme externe à Chicoutimi. Suivent des études en sociologie à l’Université Laval, qu’il se résignera à ne pas terminer.
Un été, alors qu’il travaille dans une quincaillerie pour payer ses études, Le Progrès-Dimanche de Chicoutimi le recrute pour couvrir les sports. « J’avais une bonne plume, j’étais scolarisé et j’aimais les sports », confie-t-il. Peu de temps après, Florian Sauvageau l’engage au Soleil du Saguenay−Lac-Saint-Jean pour l’amener à Québec trois ans plus tard. Alain Bouchard écrira pendant 40 ans. Il vogue des affaires municipales aux sports, de l’éducation aux affaires sociales en passant par les arts et spectacles. Il touche à tous les genres.
Dans ses chroniques d’humeur, son style incisif − il admet lui-même qu’il est « une grande gueule » −, lui vaut des rebuffades. Après six années à l’avant-scène, il ferme le chapitre en publiant ses Chroniquades. Alain Bouchard consacre ses dernières années à des articles de fond sur des sujets à caractère social : les fous dans la rue, le travail au noir, Robert-Giffard, la condition masculine. Il enquête aussi sur des affaires de collusion, qui mettent au jour des scandales, comme celui du Diamant bleu, à Lévis.
Alain Bouchard a pris sa retraite comme journaliste en 2009, mais pas comme chargé de cours. Il enseigne au Département l’écriture de presse depuis 25 ans. Pour quelqu’un dont le rêve était de devenir journaliste ou enseignant, il a réussi. En octobre 2012, il publiait Max Gros-Louis Le corbeau de Wendake aux Éditions La Presse.