Dagenais, Bernard

Rabaska. Autopsie d’un projet insensé

Cadrin Gaston, Dagenais Bernard, Lessard Michel et Pierre-Paul Sénéchal, 2009, Rabaska. Autopsie d’un projet insensé, Fides, 272 p.


Quand la croissance oublie l'humain et l'environnement

L'implantation forcée d'un port méthanier racoleusement baptisé RABASKA sur la côte de Lévis-Bellechasse, juste en face de l'île d'Orléans, est vite apparue comme une véritable invasion barbare. Un puissant consortium national et étranger est débarqué un matin en pleine zone verte et bleue sur le littoral du Saint-Laurent, sans considération pour le sens patrimonial d'un lieu identitaire émouvant du Québec et des francophones d'Amérique, un lieu habité depuis bientôt quatre siècles. Les grands principes du développement durable ont été gommés. Pour vendre l'invendable sur le plan patrimonial, paysager et humain, le promoteur va enrégimenter la classe politique et économique de tout un État en utilisant les astuces de la communication et du marketing… La croisade sera épaulée par les plus hautes instances inféodées par les puissants du grand capital gazier.

Cet ouvrage, rédigé par quatre professionnels engagés appartenant au monde de l'environnement, de la communication, de la science politique et du patrimoine national, fait œuvre de mémoire et de réflexion. Ceux-ci rappellent d'abord les faits, puis, par une analyse minutieuse, révèlent les dessous et les coulisses d'un projet insensé où la machine de la croissance à n'importe quel prix va rencontrer sur sa route une farouche résistance de citoyens inscrits dans les valeurs du temps présent. Une saga héroïque fort révélatrice de la pauvreté de nos élites et de la faiblesse de nos institutions.

Éloge de la violence

Dagenais Bernard, 2008, Éloge de la violence, Les Éditions de l’Aube, 320 p.


La violence existe partout : les acteurs des univers politique, religieux, économique, social y ont tous eu recours à un moment donné pour conquérir ou maintenir un certain pouvoir. En même temps, ils adoptent un discours condamnant la violence des autres, et présentant la leur comme une recherche de la paix ou de l’ordre. Faut-il alors s’étonner que la violence imprègne nos sociétés et devienne pour certains un modèle gagnant?

Un essai divisé en cinq chapitres :

  • Le recours à la force des institutions : plus elles en abusent, plus elles sont puissantes.
  • Une analyse de l’argumentation entourant et justifiant le recours à la violence.
  • Les études des chercheurs sur les vertus de la violence comme régulateur de société : la force de caractère du leader, le sacrifice expiatoire des victimes, la catharsis présentent une dimension positive.
  • L’attirance des médias pour la violence, qui devient une stratégie de communication efficace.
  • Sur le plan du discours, une violence condamnée de toute part et jugée inacceptable. Mais dans les faits, elle est gagnante plus souvent qu’on ne le croit. Et elle est même encouragée.

La publicité: stratégie et placement média. Ou comment choisir la campagne multimédia la plus efficace

Dagenais, Bernard, 2008. La publicité: stratégie et placement média. Ou comment choisir la campagne multimédia la plus efficace. Québec: Presses de l'Université Laval, 542 p.


Les annonceurs investissent, à travers le monde, quelque 400 milliards de dollars chaque année pour faire connaître leurs produits, leurs services ou leurs idées. Ce que perçoit le consommateur-citoyen de ces investissements, c’est le message. Mais la réalisation de celui-ci n’accapare qu’une faible partie des sommes dépensées en publicité. La majeure partie des investissements sont dirigés vers l’achat des espaces publicitaires.

Comment et pourquoi un annonceur choisit-il tel média plutôt qu’un autre ? Pourquoi à l’intérieur d’un média préfère-t-il certains cahiers ou certaines plages horaires ? Pourquoi a-t-il recours à des médias non traditionnels, à la communication interactive, à la communication directe ? Pourquoi le hors média comme le cinéma, les pages jaunes, la publicité par l’objet font-ils désormais partie de la trousse du publicitaire ?

Chacun de ces outils de communication est privilégié parce qu’il est censé rejoindre de façon plus efficace la cible visée. Mais comment fait-on pour trouver le bon outil ? La stratégie média que construit chaque annonceur découle d’une connaissance fine de l’offre à mettre en valeur, du public que l’on veut atteindre, des forces et des faiblesses de chacun des outils de communication et de la capacité à créer une synergie originale entre tous ces éléments.

Lorsque la stratégie média est terminée, il faut la mettre en œuvre, soit réaliser le placement média qui en découle. Or, chaque famille de média possède des règles d’achat. On achète l’espace dans un quotidien avec des lignes agates, dans un mensuel en page et demi-page, à la radio, à la télévision et en affichage, avec des PEB (points d’exposition bruts). On calcule les coûts par mille et les coûts par point pour comparer l’achat dans chacun des médias. Il s’agit là d’un univers complexe.

Cet ouvrage veut montrer la face cachée de la publicité. Il plonge d’abord dans les relations complexes entre annonceurs, agences et médias. Puis il présente comment fonctionne le placement dans chacun des médias avec les outils de mesure utiles, les règles d’achat et les avantages et désavantages de chacun d’eux. La partie suivante de l’ouvrage est consacrée au hors média qui aujourd’hui accapare près de 50 % des dépenses publicitaires. C’est avec ces données en main que le planificateur média peut construire sa stratégie, en réalisant une campagne multimédia entre les médias et les hors médias et en prévoyant des mesures d’évaluation pour s’assurer qu’il a fait les bons choix.

Le plan de communication. Lart de séduire ou de convaincre les autres

Dagenais, Bernard, 1997. Le plan de communication. Lart de séduire ou de convaincre les autres. Québec: Les Presses de l'Université Laval, 370 p.


Une entreprise - que ce soit un gouvernement, une association, une industrie, une organisation, une personne ou une cause - doit s'adapter au public ou chercher à l'influencer. Dans un cas comme dans l'autre, elle veut séduire ou convaincre le public qu'elle vise, lui démontrer le bien-fondé de ses décisions, l'inciter à acheter son produit, à adhérer à son idée, à partager ses objectifs. Lorsqu'une entreprise dépend du nombre d'unités qu'elle vend, du nombre d'adhérents qu'elle recrute, la communication n'est plus seulement un outil de gestion, elle devient un instrument de survie.
Le plan de communication permet de répondre à quatre questions :

  • quelle est la situation actuelle ?
  • quels changements sont désirables et possibles ?
  • comment provoquer ces changements ?
  • comment savoir si nous avons atteint nos objectifs ?

Ce livre rassemble les principes qui doivent guider toute démarche visant à réaliser un plan de communication et présente les étapes à suivre pour concevoir un tel plan :

  • les notions de base sur la communication et la façon dont elle s'établit dans une entreprise ;
  • le mandat qui doit constituer le point de départ d'un plan ;
  • l'analyse de la situation et le diagnostic ;
  • les objectifs ;
  • le public cible ;
  • la définition de l'axe de communication ;
  • l'exploration et le choix des stratégies de communication ;
  • le choix des techniques, médias et supports ;
  • la conception des messages ;
  • le budget et le calendrier ;
  • l'évaluation ;
  • la présentation du plan de communication.

Le métier de relationniste

Dagenais, Bernard, 1997. Le métier de relationniste. Québec: Les Presses de l'Université Laval, 249 p.


L’entreprise, l’organisme ou la personne qui veut prospérer doit savoir se mettre en valeur, se faire accepter, s’imposer et même se défendre. L’accès aux médias lui est donc indispensable, non pas pour les contrôler, mais plutôt pour s’assurer que l’opinion publique lui est favorable.

Dans une entreprise, le soin de jauger ce que le public pense appartient aux relations publiques. C’est ce service qui aide à gérer le changement, une crise, le climat de travail, l’image publique ou la réputation. Les relations publiques accompagnent l’entreprise dans tous ses mouvements, autant lorsque ça va bien que lorsque tout va mal.

Mais qui donc peut exercer ce métier complexe, jouxtant à la fois le journalisme, la propagande, la publicité ou le lobby ? Quelles études ou quelle expérience mènent au métier de relationniste ? Quelles sont les tâches du relationniste ? Quelle place occupe-t-il dans la hiérarchie de l’entreprise ?

Le métier de relationniste répond à ces questions. Il décrit comment les relationnistes savent mettre à profit leur connaissance fine des stratégies et des techniques dans le but de projeter de leur employeur une image de gagnant.

Bernard Dagenais est professeur de relations publiques au Département d’information et de communication de l’Université Laval. Il a pratiqué le métier de communicateur pendant vingt ans, comme journaliste d’abord, puis comme agent d’information, conseiller de presse et directeur de communication dans divers ministères au gouvernement du Québec.

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La conférence de presse ou l'art de faire parler les autres

Dagenais, Bernard, 1997. La conférence de presse ou l'art de faire parler les autres. Québec: Les Presses de l'Université Laval, 241 p.


Parmi les techniques de communication, la conférence de presse représente une activité de premier plan pour la diffusion publique d'une idée, d'un service ou d'un produit. Aussi est-il indispensable pour le relationniste de bien comprendre et maîtriser tous les rouages qui régissent ce type d'événement médiatique. Communicateur reconnu et spécialiste des relations publiques, Bernard Dagenais livre ici les secrets qui assurent sa réussite. En plus de présenter les principaux éléments de la conférence de presse, il explique la dynamique qui entoure la préparation, le déroulement et les suivis que ce genre d'activité exige ainsi que les avantages qu'elle procure à tous ses partenaires sociaux

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Le communiqué ou l'art de faire parler de soi

Dagenais, Bernard, 1997. Le communiqué ou l'art de faire parler de soi. Québec: Les Presses de l'Université Laval, 192 p.


Les médias d'information représentent un moyen extrêmement efficace pour diffuser toute idée et prise de position, pour annoncer des produits et services, pour faire connaître les enjeux sociaux des débats, pour attirer l'attention sur tout objet et cause que l'on désire partager.

C'est par eux que les gouvernements font connaître leurs décisions, que les organisations parlent à leurs membres et que les industries financières, culturelles, sportives et autres s'adressent à leur clientèle.

De ce fait, les médias sont fortement sollicités par tous ceux qui veulent qu'on parle d'eux. Leurs journalistes reçoivent des tonnes d'informations qu'ils doivent regarder, lire, publier ou jeter. Et puisque ces médias jouent un rôle de plus en plus central dans l'opinion publique, en particulier dans la vie publique, les organisations et les institutions ont développé des stratégies pour y avoir accès.

Comment faire alors pour donner toutes les chances à un message d'être diffusé par les médias ?

Tel est l'objet de cet ouvrage : présenter l'une des techniques de communication utilisées dans les relations avec les médias et les journalistes de façon à faciliter la tâche de ceux et celles qui veulent ou qui doivent transmettre des informations au public. Cette technique, c'est celle du communiqué.

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Media, Crisis and Democracy. Mass Communication and the Disruption of Social Order

Dagenais, Bernard et Marc Raboy (éd.), 1992. Media, Crisis and Democracy. Mass Communication and the Disruption of Social Order. London: Sage Publications, 199 p.


In modern states, the smooth functioning of democratic politics is inextricably tied to the role of the media in the creation and dissemination of information, images, and ideas. Utilizing a number of different contexts, Media, Crisis, and Democracy explores the ways in which crises serve to highlight the problematic issues of media performance in democratic states.

Further, the book examines the relationship between communication and civil society by asking some difficult yet intriguing questions: To what extent do threats to the sovereignty of the nation-state work to subvert the contribution of the media to the democratic political process? Do crises reveal only the existing ideological and hegemonic functions of the mainstream media? Is "crisis" itself a media construct?

Media, Crisis, and Democracy explores these theoretical problems through a number of actual cases of media responses to "crises," events ranging from the Gulf War of 1991 to the recent turmoil in Eastern Europe. These examples emphasize the complexities of understanding the role of the media in struggles of identity around nationality, ethnicity, and gender. Graduate and undergraduate students as well as scholars in political communication, mass communication, and media studies will find this book indispensable.

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La crise d'octobre et les médias

Dagenais, Bernard, 1990. La crise d'octobre et les médias. Outremont: VLB éditeur, 277 p.


La crise d'octobre 70 au Québec fut un miroir où chacun a recherché l'expression de son propre système de valeurs et le reflet de son système de pensée. Peu importe ce qui s'est passé, peu importent les arguments des uns et des autres, chacun y a trouvé confirmation de ses craintes, de ses espoirs et de son analyse politique. En fait, la crise a reflété autant d,images qu'il y a eu de personnes pour s'y mirer. Elle fut un véritable miroir à dix faces.

Ces faits ont été vécus par des catégories de gens aux intérêts et aux préoccupations divergentes. Ils ont été traduits par d'autres — hommes politiques, policiers, observateurs, membres du clergé, journalistes — qui avaient eux aussi des visions sélectives de la réalité. Ainsi, ils ont été captés et assimilés par autant d'individus qu'il y avait de prismes de sélection.

Chacun a vécu, v. lu et entendu l'histoire à sa façon. Membres du F.L.Q., sympathisants indépendantistes, défenseurs des libertés civiles, policiers et hommes de loi, fédéralistes convaincus, gens d'ordre, personnes du monde des affaires ou du monde du travail, de l'univers culturel ou de celui des sports, les silencieux et les neutres, tous ont eu une vision particulière de la crise.

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Dernière mise à jour : 2010-10-18 10 h 17