Payette, Dominique

Le journalisme radiophonique

Payette, Dominique. 2007. Le journalisme radiophonique. Avec la collaboration d'Anne-Marie Brunelle. Montréal: Les Presses de l'Université de Montréal, 176 pages.


Polyvalente et moins coûteuse que les autres médias, la radio a des qualités exceptionnelles qui font mentir ceux qui, depuis l'avènement de la télévision, prédisent sa mort. Loin d'être éclipsée par chacune des nouvelles technologies censées la remplacer, la radio s'affirme toujours comme étant le média de proximité par excellence tout en faisant désormais le tour de la planète mieux qu'aucun autre.

Comment les journalistes peuvent-ils utiliser toutes les possibilités qu'offre laradio ?Ce livre explore différents aspects du journalisme radiophonique et présente toutes les étapes de la construction de reportages radiophoniques de nouvelles ou d'affaires publiques. Il décrit méthodiquement les règles de base et les procédures à suivre dans le respect des auditeurs et des règles déontologiques.Cet ouvrage permettra à toutes les personnes intéressées par la radio, professionnels de l'audio, bénévoles de radios communautaires ou étudiants en journalisme d'acquérir de solides connaissances ou de mettre à jour leurs compétences tout en réfléchissant à l'informa-tion radiophonique.

Dominique Payette est professeure de journalisme au Département d'information et de communication de l'Université Laval, à Québec. Elle a été journaliste pendant de nombreuses années, principalement à la radio de Radio-Canada, mais également à la télévision de Radio-Canada et de Télé-Québec. (Source : PUM)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Payette, Dominique. 2004. La dérive sanglante du Rwanda. Montréal: Les Éditions Écosociété, 175 pages.


Avril 1994. Le Rwanda baigne dans le sang. On y commet des actes d’une violence inouïe. En quelques semaines, les cadavres de centaines de milliers de victimes, hommes, femmes et enfants, s’entassent dans des charniers hallucinants.

Afin de comprendre la nature et les causes de cette violence insensée, la journaliste Dominique Payette s’est rendue sur place l’année suivante. Elle s’est aperçue que la réalité qu’elle avait sous les yeux ne correspondait pas à ce qu’elle s’imaginait trouver.

Contrairement à ce que l’on peut croire, la société rwandaise n’est pas à proprement parler composée de différents groupes ethniques. La population de ce pays partage la même langue, les mêmes traditions, la même religion. Pourtant, une supposée ethnicité rwandaise diviserait ce pays en trois groupes: Hutus, Tutsis et Twas. Il s’agit en réalité d’un modèle social construit de toutes pièces, hérité des fantasmes soi-disant scientifiques de la raciologie du XIXe siècle.

Ce racisme primaire subsiste de nos jours, notamment par le manque d’actualité et de subtilité des définitions juridiques internationales du concept de génocide. En effet, celles-ci sont encore empêtrées dans ces notions archaïques qui cristallisent davantage le modèle ethnique rwandais.

D’ailleurs, les victimes du génocide elles-mêmes, du moins les rescapés vivant parmi nous, au Québec, voient aujourd’hui l’ethnicité hutue ou tutsie du Rwanda comme un «marquage» incontournable de leur identité personnelle. Est-il trop tard pour espérer une cohabitation harmonieuse? Cette dernière est-elle possible? Ces rescapés nous disent qu’ils ne peuvent pas tourner la page à n’importe quelle condition.

Dernière mise à jour : 2012-08-16 09 h 50