Liste des publications

No 1      LAVIGNE, ALAIN. La presse régionale gratuite : portrait d'un média et état de la situation au Québec. Québec : Département d'information et de communication, Université Laval, 1992. 33 p.
ISBN-2-921383-00-4      

La presse gratuite doit être définie comme un nouveau média possédant des propriétés particulières. L'auteur en présente une illustration à travers la transformation du mode de distribution de la presse hebdomadaire régionale québécoise au cours des 30 dernières années. Le besoin légitime d'information portant sur le milieu local, la dimension relativement restreinte de la zone desservie, ainsi que son potentiel publicitaire, sont autant de facteurs qui ont permis l'essor et la viabilité d'une presse à distribution gratuite au Québec. L'auteur avance que la nouvelle puissance économique de la presse hebdomadaire régionale est directement liée à la mutation de son mode de distribution. Dans le marché médiatique québécois, la presse régionale gratuite s'impose désormais comme un véritable journal-circulaire mieux adapté aux besoins des annonceurs locaux. Pour ce faire, elle a notamment développé ses propres outils de mise en marché, soit l'Office de distribution certifiée (ODC) et le Programme d'évaluation de lecture des hebdomadaires (PELH). Selon l'auteur, bien qu'elle soit surtout circonscrite à la presse hebdomadaire régionale, la presse gratuite suscite aussi de nouvelles expériences du côté des publications spécialisées, comme en témoigne le succès des hebdomadaires Habitabec et Voir.

No 2      DE BONVILLE, Jean. Les bases de données au Québec : éléments d'économie et de politique. Québec : Département d'information et de communication, Université Laval, 1991. 67 p.
ISBN-2-921383-01-2      

L'élaboration de stratégies de développement ou de politiques gouvernementales des bases de données se heurte à plusieurs obstacles. Le premier découle de la confusion qui entoure plusieurs notions voisines et imprécises comme celles de « technologies de l'information » ou « d'information électronique ». Le premier chapitre élucide ces notions de même que celles de bases et banques de données et présente un survol historique de l'industrie des bases de données. La méconnaissance des caractères spécifiques de l'information, d'un point de vue économique, explique aussi l'échec de nombreuses initiatives. Le second chapitre pose quelques éléments susceptibles de faire comprendre les propriétés économiques de l'information : valeur d'usage et valeur d'échange, utilité marginale et rareté relative, coûts de production, offre et demande, etc. Le troisième chapitre dresse le tableau de l'industrie des bases de données au Québec, au Canada et dans le monde : les bases de données y sont classées par thèmes, par types de contenu et de producteurs. La demande de bases de données apparaît sous-développée, d'où un ensemble de problèmes que rencontre l'industrie des bases de données et qui se prêtent à une intervention de l'État. Celui-ci a des responsabilités à l'égard de sa propre information, qu'il a l'obligation de diffuser, mais aussi à l'égard de l'industrie des bases de données en général. Les initiatives gouvernementales doivent toutefois respecter un ensemble de paramètres concernant la nature et l'utilité de l'information, les stades du processus de production de l'information et le rôle de l'entreprise privée.

No 3      CHARTRAND-GODBOUT, Linda. Gestion de l'image dans le secteur de l'enseignement collégial. Québec : Département d'information et de communication, Université Laval, 1992. 34 p.
ISBN-2-921383-02-0      

Les institutions d'enseignement collégial peuvent, pour survivre et s'adapter, apprendre à gérer leur image publique et leurs activités de communication en étant davantage à l'écoute des besoins de leurs clientèles-cibles. Le but de ce texte est de présenter, d'une part, les éléments qui contribuent à mieux comprendre l'environnement concurrentiel des cégeps et, d'autre part, à dégager les principales caractéristiques d'une démarche de gestion de l'image publique. Une étude de cas, réalisée en 1990, met en relief et analyse certaines pratiques de communication publique du Cégep de Sainte-Foy.

No 4      CÔTÉ, Madeleine. L'analyse de contenu des énoncés évaluatifs : l'affaire Leclerc. Québec : Département d'information et de communication, Université Laval, 1993. 41 p.
ISBN-2-921383-03-9     

L'éditorial de Jean-Claude Leclerc paru dans le quotidien Le Devoir du 17 janvier 1985 et le désaveu public de l'éditorialiste par la direction du journal suscitèrent plusieurs analyses et commentaires. Pour vérifier la pertinence des reproches de la direction contre le journaliste, il convient de faire une analyse de contenu des énoncés évaluatifs des éditoriaux de Jean-Claude Leclerc portant sur les mêmes groupes. L'auteure arrive à la conclusion que l'éditorial controversé de Leclerc évalue très négativement le gouvernement et l'entreprise privée selon la principale mesure de l'indice global de direction et d'intensité de l'article. La direction n'aurait pas eu tort de qualifier cet article de très négatif.

No 5      GAUTHIER, Gilles. L'argumentation interprétative du quotidien Le Devoir sur la crise d'Octobre 70. Québec : Département d'information et de communication, Université Laval, 1993. 25 p.
ISBN-2-921383-04-7      

Cette recherche a pour objectif d'analyser la structure argumentative de la position éditoriale prise par Le Devoir sur la crise d'Octobre 70 en prenant appui sur la tripartition des arguments de Michael Sproule (Argument : Language and Its Influence, New York : McGraw-Hill, 1980). Il s'agit, plus précisément, de mettre au jour l'argumentation interprétative du Devoir, c'est-à-dire d'identifier les arguments servant à définir la réalité des événements d'Octobre. Il est proposé de fragmenter la position éditoriale du Devoir en cinq sous-positions : une position nucléaire, appuyée sur une position implicite, qui entraîne une position corollaire impliquant elle-même une position subsidiaire, tout en comportant une position contre-corollaire. Il est également proposé de caractériser l'argumentation interprétative fondant cette position éditoriale par trois principaux éléments : un argument de conséquence sur les effets possibles de la crise ; un argument de causalité sur sa génèse ; un argument de dilemme sur la façon d'y réagir, lui-même appuyé sur une constellation d'arguments de maximisation, de minimisation, de comparaison et de conspiration.

No 6      GOSSELIN, André. Violence et effet d'incubation de la télévision : la thèse de la cultivation analysis. Québec : Département d'information et de communication, Université Laval, 1993. 69 p.
ISBN-2-921383-05-5      

Depuis près de 25 ans maintenant, George Gerbner et son équipe du Annenberg School of Communications travaillent à la mise en place d'une théorie sur la télévision et ses effets connue sous le nom de cultivation analysis. En un quart de siècle, ils ont amassé, traité et interprété une masse de données - provenant essentiellement d'analyses de contenu de la télévision américaine et d'enquêtes par sondage - afin de déterminer l'impact de ce média sur les Américains, leurs croyances, leurs perceptions du monde extérieur et leurs attitudes. L'auteur propose de faire le point sur la théorie de l'incubation culturelle en considérant huit aspects : 1) la critique des travaux classiques sur les effets des médias de masse que formulent les tenants de la cultivation analysis pour fonder leur propre démarche ; 2) la conception qu'ils se font de la télévision, de son rôle, de sa fonction et de son influence sur les individus et sur les institutions ; 3) la méthodologie et les dispositifs d'observation qu'ils ont créés pour tester leurs intuitions théoriques ; 4) les résultats de leurs enquêtes, notamment au sujet de la violence télévisuelle et de son impact, et subsidiairement au sujet des stéréotypes et de la politique ; 5) les principaux éléments du débat et de la controverse autour de la théorie, sa méthode et le réexamen de certaines données ; 6) les conclusions des études inspirées par l'approche de l'incubation culturelle, mais réalisées en dehors des États-unis ; 7) les questions et les problèmes périphériques sur lesquels plusieurs chercheurs travaillent pour comprendre, entre autres, le processus psychologique et les mécanismes cognitifs sous-jacents à l'effet d'incubation culturelle supposé de la télévision, les types de croyances et de catégories sociales qui sont principalement concernés, les circonstances et les conditions d'un effet en profondeur du média télévisuel ; 8) enfin, critique est faite de la thèse de Gerbner et son équipe à l'effet que la télévision a pour fonction première de reproduire l'ordre social existant.

No 7      Journalisme, communication publique et société : actes du colloque Louvain-Laval. Québec : Département d'information et de communication, Université Laval, 1994. 103 p.
ISBN-2-921383-00-4      

Le colloque Journalisme, communication publique et société a regroupé des professeurs-chercheurs du COMU de l'Université Catholique de Louvain-La-Neuve et du DIC de l'Université Laval. Le colloque s'est déroulé à l'Université Laval du 2 au 5 novembre 1992. Liste des contributions :  
« Défense d'une idée prétendument dépassée : l'objectivité, nécessité du journalisme ! » (Gilles Gauthier)
« Journalisme et mise en représentation de la société » (Frédéric Antoine)
« L'argumentation causale dans les discours journalistiques et politiques » (André Gosselin)
« Stratégie narrative de la peur dans les récits médiatiques » (Marc Lits)
« Le récit de vie, de l'ethno-journalisme? » (Jean Lohisse)
« L'écriture journalistique : évolution des spécificités des modes et des genres journalistiques » (Frédéric Antoine)
« Le journalisme d'information au Québec : un paradigme en crise » (Jean Charron)
« Le récit journalistique sur la ligne de partage temporel » (Benoît Grévisse)
« Propagande militaire et propagande médiatique : la couverture télévisée du conflit du golfe persique » (Lise Garon et Alain Gagnon)

No 8      GOSSELIN, André. Média et violence : dimensions micro-macro des modèles d'explication. Québec : Département d'information et de communication, Université Laval, 1994. 45 p.
ISBN-2-921383-07-1      

La recherche sur les médias de masse est de très loin dominée par les études sur la réception et les effets sociaux de la violence diffusée par les médias. Depuis l'avènement de la télévision, la communauté scientifique ne cesse de s'interroger et de débattre des conséquences réelles d'un tel contenu sur la socialisation et la conduite des individus. Les chercheurs qui concluent à une relation de cause à effet entre violence médiatique et violence sociale ont proposé de multiples explications que l'auteur tente d'examiner sous un angle métathéorique, en l'occurrence sous les angles micro et macrosociologique. Il s'agit de reprendre les modèles d'explication avancés pour mieux les modéliser et en comprendre la structure théorique, à partir des travaux les plus récents dans la théorie sociologique contemporaine sur le lien micro-macro.

No 9      GAUTHIER, Gilles. Les débats politiques télévisés : propositions d'analyse. Québec : Département d'information et de communication, Université Laval, 1994. 35 p.
ISBN-2-921383-08-X     

Ce texte a pour objectif de caractériser et de catégoriser les différentes recherches menées sur le contenu des débats politiques télévisés. Il propose d'abord de considérer que l'ensemble des travaux sur les débats se répartissent en cinq grands types : l'analyse des effets, l'analyse normative, l'analyse politique, l'analyse formelle et l'analyse du contenu. Ce dernier type de recherche peut lui-même faire l'objet d'une sous-typologie comprenant l'analyse linguistique, l'analyse thématique, l'analyse de contenu, l'analyse rhétorique, l'analyse stratégique et l'analyse argumentative. Cette analyse argumentative constitue le point pivot d'une vue systématique de l'analyse du contenu des débats.

No 10      GAUTHIER, Gilles. L'éthique de la communication politique : un bilan de la recherche. Québec : Département d'information et de communication, Université Laval, 1996. 32 p.
ISBN-2-921383-10-1

Le texte commence par localiser des traces d'éthique de la communication politique dans la philosophie politique et les études d'éthique politique ainsi que dans la philosophie de la communication et les études d'éthique de la communication. Ensuite, il identifie les quatre principaux problèmes d'éthique de la communication politique : le mensonge, l'écriture fantôme, l'image et la publicité négative. Finalement, le texte pointe trois facteurs importants de la recherche contemporaine : la distinction entre éthique normative et éthique analytique, un renouvellement de l'éthique du journalisme politique et la liaison éthique-argumentation.

No 11      GOSSELIN, André. La publicité électorale. Québec : Département d'information et de communication, Université Laval, 1997. 24 p.
ISBN-2-921383-11-x    

Ce texte a pour objectif de montrer en quoi consistent les pratiques de publicité électorale en Amérique du Nord, quel est le cadre réglementaire qui s'applique à la diffusion des messages électoraux, quelles hypothèses de recherche les politologues et chercheurs des communications ont formulées et à quels types de résultats de recherche on est parvenu, aux États-Unis, au Canada et au Québec, quant aux effets des publicités électorales, notamment télévisées.

No 12      GAUTHIER, Gilles. L'éthique de la publicité négative. Québec : Département d'information et de communication, Université Laval, 1997. 24 p.
ISBN-2-921383-12-8      

Ce texte a pour objectif de fournir une analyse éthique de la publicité négative en la définissant relativement à l'argumentation ad hominem. Quatre modes d'évaluation de l'argument ad hominem sont successivement examinés : logique, pragmatico-dialectique, déontico-praxéologique et éthique. Eu égard à cette évaluation éthique, trois critères sont proposés : de véridicité, de justification et de pertinence.

No 13      BEAUCHAMP, Michel. Restructuration et communication dans le cadre d'une fusion-acquisition : le cas Desjardins - La Laurentienne (1990-1996). Québec : Département d'information et de communication, Université Laval, 1998. 24 p.
ISBN-2-921383-14-4      

L'utilisation du modèle d'Ivancevich et al. (1987) facilite la caractérisation de quatre phases du processus de fusion-acquisition : l'étape de la planification (planning period), l'étape des tractations (in play period), l'étape de la transition (standstill/transition period), l'étape de la stabilisation (stabilization period). Dans le cas retenu, soit celui de Desjardins et La Laurentienne, entre 1990 et 1996, le recours au modèle permet de relever des événements clés liés à l'évolution des structures et des activités de communication au cours des trois dernières phases du processus de fusion-acquisition. Plusieurs des activités de communication mises de l'avant s'adressent aux publics internes au cours des phases de transition et de stabilisation.

No 14      CHARRON, Jean, JACOB, Loïc. Énonciation journalistique et subjectivité : les marques du changement. Québec : Département d'information et de communication, Université Laval, 1999. 70 p.
ISBN-2-921383-16-0     

Cette monographie présente une méthode de mesure de la subjectivité énonciative dans des textes de nouvelles. La méthode a recours à des indicateurs linguistiques et des procédures de repérage susceptibles d'être appliqués sur un vaste corpus d'articles. La première partie de la monographie expose sommairement une problématique de l'énonciation journalistique et souligne la pertinence d'analyser, sous cet angle, l'objectivité/subjectivité du discours de presse. La deuxième partie porte sur la subjectivité telle qu'elle peut se manifester dans la manière dont le journaliste, par les différentes formes du discours rapporté, traite le discours d'autrui. La troisième partie porte sur certaines manifestations de subjectivité que l'on peut repérer dans la composante analytique du discours de presse. La quatrième partie traite de la subjectivité induite par certaines formes de mise en scène du journaliste dans son propre discours ainsi que par les appels au lecteur.

No 15    CHARRON, Jean. La nature politique du journalisme politique. Québec: Département d'information et de communication, Université Laval, 2000. 50 p.
ISBN-2-921383-17-0    

Les journalistes politiques tiennent un discours qui est doublement « politique » : non seulement la politique (les affaires de l'État et l'état des « affaires ») est leur référent, mais les formes, les fonctions et les finalités de ce discours comportent des dimensions fondamentalement politiques. Un grand nombre de travaux en sociologie de l'information visent à prendre la (une) mesure de la dimension « politique » du journalisme et de l'information, c'est-à-dire à poser un diagnostic sur la fonction et le fonctionnement du journalisme et sur les rapports complexes d'influence qui le conditionne, de manière à dégager la contribution de l'information à la structuration et l'exercice du pouvoir dans la société. Cette monographie donne un aperçu de la manière dont le problème de la nature « politique » du journalisme politique a été posé dans les travaux qui portent sur le processus de production journalistique (par opposition aux travaux sur la nature politique du journalisme tient surtout aux préférences politiques et aux caractéristiques socio-démographiques des journalistes eux-mêmes ; pour d'autres elle tient au mode de fonctionnement des médias en tant qu'organisation ; pour d'autres encore elle tient à l'influence que les élites exercent sur la production de l'actualité ou aux intérêts financiers des propriétaires des médias.

No 16     CHARRON, Jean, DE BONVILLE, Jean. Le journalisme dans le « système » médiatique : concepts fondamentaux pour l'analyse d'une pratique discursive. Québec : Département d'information et de communication, Université Laval, 2002. 57  p.
ISBN-2-921383-18-7    

Le journalisme peut être défini comme un système de relations au sens où un ensemble de règles président aux rapports qu'entretient le journaliste avec son environnement et rendent probable, donc prévisible, un nombre limité de comportements de la part des journalistes et des autres acteurs engagés dans des rapports avec lui. Les règles en question, qui doivent être considérées dans leurs dimensions habilitante aussi bien que contraignante et qui fondent le caractère institutionnel du journalisme, sont souvent englobées dans les concepts de rôle et de statut. Ainsi, un paradigme journalistique peut être considéré comme une institution ou une pratique institutionnalisée. Le système de relations caractérise non seulement les rapports entre les acteurs (journalistes, sources, lecteurs), mais aussi les rapports entre les textes et les discours : en effet, le journalisme peut être défini comme une activité intertextuelle, l'article de journal étant une production collective à laquelle participent les sources, les pairs et même les lecteurs. Par ailleurs, le discours journalistique est en relation avec d'autres types de discours qu'il influence ou dont il subit l'influence. Enfin, il n'est pas possible de comprendre le fonctionnement et l'évolution du système médiatique et, plus spécifiquement, du journalisme sans faire intervenir de manière systématique les dimensions temps et espace.

No 17      MATHIEU, David. Approche cognitive de la compétence journalistique. Québec : Département d'information et de communication, Université Laval, 2003. 109 p.
ISBN-2-921383-19-5    

L'auteur présente les concepts fondamentaux de l'activité cognitive de traitement de l'information. Pour rendre compte de la compétence journalistique, il y retient la théorie des schémas et les notions d'inférence et d'heuristique qu'il développe ensuite dans le cadre de la théorie de la pertinence. L'existence de schémas communs aux journalistes et leur exploitation routinière dans l'exercice de la pratique professionnelle expliquerait pour une bonne part la dimension cognitive des routines journalistiques permettant de produire rapidement et efficacement leurs textes de nouvelle. Les journalistes entretiennent des schémas, i.e. des représentations typiques, sur les référents qui apparaissent fréquemment dans le discours journalistique (des acteurs, des lieux, etc.) ainsi que des schémas sur l'activité de reportage (l'exploitation des sources d'information, l'entrevue, l'équilibre des points de vue, etc.). Ces deux types de schémas se combinent progressivement en un seul, le schéma d'événement, appelé aussi script, qui sert alors à représenter les occurrences qui se répètent fréquemment dans l'environnement et qui présentent un intérêt médiatique évident

No 18      CHARRON, Jean, de BONVILLE, Jean, avec la collaboration de Colette BRIN et Florian SAUVAGEAU. De la théorie au terrain : modèle explicatif de l’évolution du journal télévisé au Québec. Québec : Département d'information et de communication, Université Laval, 2005. 48 p.
ISBN 2-921383-20-9   

Défini comme un ensemble de pratiques discursives médiatisées visant la représentation de l’environnement naturel ou social, le journalisme est soumis à l’influence de plusieurs facteurs exogènes, d’ordre socioculturel, politique, technique ou économique, qui en expliquent les changements les plus significatifs. À partir de cette définition, le premier chapitre présente quatorze paramètres susceptibles de contribuer à l’explication du changement dans le journalisme et décrit deux modalités par lesquelles ce changement advient. Le journal télévisé présente un objet particulièrement intéressant pour étudier le changement dans le journalisme, puisqu’il permet d’observer la genèse et l’évolution d’un nouveau genre médiatique. Au Québec, l’évolution peut se diviser un cinq périodes d’égale longueur. La première décennie est caractérisée par l’hybridation de genres anciens, comme le journal radiophonique et les actualités filmées, avec le nouveau média et par l’institutionnalisation de nouvelles pratiques. L’instauration de la concurrence entre radiodiffuseur public et télévision privée, au début des années 1960, coïncide avec des changements socioculturels importants au Québec. Cette conjoncture favorise l’expérimentation de nouvelles formules. Au cours de la décennie suivante, l’intensification de la concurrence et des améliorations techniques dans le matériel de reportage amènent l’introduction de nouveaux styles de présentation et la multiplication des reportages. Dans les années 1980, l’augmentation de l’offre médiatique oblige les responsables du journal télévisé à expérimenter des formules nouvelles, qui font une plus grande place aux goûts et aux préoccupations du public. Le processus s’accélère au cours de la décennie suivante, tandis que la généralisation du reportage en direct et en continu oblige le journal télévisé, sinon à se définir, du moins à se positionner différemment. Ce modèle d’évolution, qui occupe le deuxième chapitre, s’appuie sur des facteurs explicatifs généraux, exposés dans le dernier chapitre, qui rendent compte aussi bien du changement que de la stabilité des pratiques journalistiques et fait appel à des concepts opératoires, ceux d’agents et d’acteurs sociaux, et de paradigme journalistique en particulier.

No 19    CHARRON, Jean, DE BONVILLE, Jean, DUBOIS, Judith (sous la direction de).  Points de vue sur un journal en mouvement : six études sur Le Devoir (1910-2010). Québec : Département d’information et de communication, Université Laval, 2012. 108 p.
ISBN 2-921383-22-5   

Le quotidien montréalais Le Devoir a été fondé en 1910. Six études abordent autant d’aspects de l’évolution du journal. La première porte sur l’autopromotion que Le Devoir destine à ses annonceurs potentiels dans des publications spécialisées, entre 1910 et le milieu du XXe siècle. Le Devoir s’y présente comme un journal d’idées visant un public de choix. L’étude suivante porte sur la manière dont Le Devoir a traité le lancement, en 1948, de « Refus global », un manifeste de jeunes artistes montréalais. Son traitement de l’événement se révèle très différent de celui des autres quotidiens montréalais de langue française, Le Canada, Montréal-Matin et La Presse. La troisième étude s’intéresse à l’évolution de la caricature dans Le Devoir depuis les années 1950 et, tout particulièrement, au style des principaux caricaturistes, Robert LaPalme, Roland Berthiaume, Serge Chapleau et Michel Garneau. Les auteurs de la quatrième étude se demandent si le mythe du journaliste mal payé et surchargé, qu’on accole aux artisans du Devoir, est fondé dans les faits. L’analyse des conventions collectives fait ressortir une image plus nuancée des conditions de travail des journalistes du Devoir, en comparaison avec leurs collègues d’autres quotidiens. La cinquième étude s’intéresse au lectorat du Devoir, plus particulièrement au public du journal au sein de la population universitaire. Une enquête par sondage auprès d’un échantillon d’étudiants de premier cycle montre que les lecteurs du Devoir constituent une minorité aux traits distinctifs. La dernière étude porte sur la manière dont Le Devoir a positionné son site d’information ledevoir.com. La stratégie du Devoir semble avoir été fructueuse, même si elle n’obéissait pas rigoureusement aux règles de ce marché naissant.

No 20    DUBOIS, Judith.  Bouleversements médiatiques et qualité de l'information : Enquête auprès de 121 professionnels de l'information québécois. Québec : Département d’information et de communication, Université Laval, 2016. 83 p. 
ISBN 2-921383-68-4 (version imprimée) 11,25 $. En vente ici (Montréal) ou ici (Québec).
Aussi disponible en format EPUB.

Les nombreux bouleversements qu’ont connus les médias d’information québécois au cours des 15 dernières années ont-ils nui à la capacité des journalistes de produire de l’information de qualité ? Nous avons posé la question à 121 professionnels de l’information à qui nous avons soumis une liste de sept facteurs susceptibles d’avoir affecté la manière de travailler des journalistes québécois. Six des sept facteurs auraient eu une influence accrue sur le travail des journalistes. Il s’agit des ressources disponibles, des innovations technologiques, de la propriété des médias, des conditions de travail, des rapports au public et des politiques internes. Cinq facteurs sont par ailleurs perçus par une majorité de répondants comme ayant eu une influence négative sur le travail des journalistes. Les facteurs en question sont : la propriété des médias, les conditions de travail, les contraintes juridiques, les ressources disponibles et les politiques internes. Des sept facteurs étudiés, seuls ceux portant sur les innovations technologiques et les rapports avec le public auraient eu un impact positif sur la capacité des journalistes de produire de l’information de qualité. Cette étude révèle également que les principaux critères sur lesquels se basent les journalistes et professionnels de l’information consultés pour juger de l’excellence d’une oeuvre journalistique sont la qualité de la recherche, la qualité de l’écriture, l’intégrité et le respect de la déontologie journalistique, ainsi que la clarté du reportage. Dans leurs commentaires, les répondants à cette consultation ont souligné un certain nombre d’aspects positifs liés aux facteurs de changement analysés, mais dans la plupart des cas (incluant le facteur des innovations technologiques), les conséquences des changements convergent vers un point : le manque grandissant de temps pour faire de la recherche et approfondir les contenus.

Dernière mise à jour : 2016-03-24 14 h 24