Histoire de l'AFI


À l'issue du Sommet de Paris (Palais de Chaillot, novembre 1991), naquit l'idée d'une revue annuelle qui serait publiée pour célébrer chaque année la journée de la Francophonie (20 mars). Cette initiative, dont la paternité revenait à M. Alain Decaux, alors ministre français de la Francophonie, rencontra l'accord de plusieurs gouvernements, dont ceux du Canada et du Québec, qui appuyèrent la demande.


M. Michel Tétu, professeur à l'Université Laval (Québec), qui avait été sollicité dans l'intervalle pour piloter le projet, consulta des universitaires, des journalistes et des représentants des principaux gouvernements francophones, ainsi que des associations internationales francophones et, bien sûr, l'ACCT (Agence de coopération culturelle et technique; aujourd'hui l'Agence intergouvernementale de la Francophonie, (AIF)). À la tête d'un groupe d'universitaires concentrés autour de deux pôles, la Sorbonne à Paris et l'Université Laval à Québec, il décida d'aller de l'avant avec une modeste subvention de l'ACCT (25 000 F) et des promesses d'achats de différents ministères (France, Canada, Québec) et associations francophones.

La revue fut publiée pour la première fois en juillet 1992, avec un tirage de 2 000 exemplaires. Dès l'année suivante, elle parut pour le 20 mars et le tirage augmenta très vite à 4 000, puis 8 000 et 12 000 exemplaires, preuve que L'Année francophone internationale répondait à un besoin réel. De nombreux ministres responsables de la francophonie confirmèrent leur intérêt et leur soutien à la revue, dont à l'époque M. Jacques Toubon (France), André Ouellet (Canada), Bernard Landry (Québec), etc.

Depuis ses débuts, L'Année francophone internationale est en constante évolution. Ainsi, la revue est passée graduellement de 168 à 450 pages, la présentation s'est raffinée, le contenu est devenu beaucoup plus dense, les perspectives se sont élargies, le nombre de collaborateurs s'est considérablement accru pour atteindre plus de 200. La couverture de la francophonie est maintenant quasi complète, non seulement dans les domaines culturels, comme c'était le cas au début, mais aussi au sujet de la vie politique, économique et sociale, avec de plus en plus de spécialistes pour traiter chacune de ces disciplines.

En quelque 19 années, plus de 200 collaborateurs ont été recrutés sur tous les continents, tous universitaires ou spécialistes à des titres divers. La crédibilité de la revue est assurée, entre autres, par le fait que les collaborateurs sont bénévoles et indépendants; la compétence des auteurs est reconnue.
Une couverture de tous les champs de l'activité des pays francophones
D'une orientation littéraire et culturelle à sa fondation, L'Année francophone internationale s'ouvre à d'autres secteurs tels les domaines politique, économique, social, etc. Parmi nos auteurs, nous pouvons mentionner de nombreux universitaires et directeurs d'institutions culturelles, membres des Académies scientifiques, des écrivains ainsi que des lauréats de prix littéraires.

 

Dernière mise à jour : 2013-01-29 11 h 04