No 1 LAVIGNE,
ALAIN. La
presse régionale
gratuite : portrait d'un média et état de
la situation au Québec. Québec : Département
d'information et de communication, Université Laval, 1992.
33 p.
ISBN-2-921383-00-4 15,00
$ (institutions), 7,50 $ (individus)
La presse gratuite doit être définie comme un nouveau média
possédant des propriétés particulières. L'auteur
en présente une illustration à travers la transformation du
mode de distribution de la presse hebdomadaire régionale québécoise
au cours des 30 dernières années. Le besoin légitime
d'information portant sur le milieu local, la dimension relativement restreinte
de la zone desservie, ainsi que son potentiel publicitaire, sont autant de
facteurs qui ont permis l'essor et la viabilité d'une presse à distribution
gratuite au Québec. L'auteur avance que la nouvelle puissance économique
de la presse hebdomadaire régionale est directement liée à la
mutation de son mode de distribution. Dans le marché médiatique
québécois, la presse régionale gratuite s'impose désormais
comme un véritable journal-circulaire mieux adapté aux besoins
des annonceurs locaux. Pour ce faire, elle a notamment développé ses
propres outils de mise en marché, soit l'Office de distribution certifiée
(ODC) et le Programme d'évaluation de lecture des hebdomadaires (PELH).
Selon l'auteur, bien qu'elle soit surtout circonscrite à la presse
hebdomadaire régionale, la presse gratuite suscite aussi de nouvelles
expériences du côté des publications spécialisées,
comme en témoigne le succès des hebdomadaires Habitabec et Voir.
No 2 DE
BONVILLE, Jean. Les
bases de données au Québec : éléments
d'économie et de politique. Québec : Département
d'information et de communication, Université Laval, 1991.
67 p.
ISBN-2-921383-01-2 15,00
$ (institutions), 7,50 $ (individus)
L'élaboration de stratégies de développement ou de politiques
gouvernementales des bases de données se heurte à plusieurs
obstacles. Le premier découle de la confusion qui entoure plusieurs
notions voisines et imprécises comme celles de « technologies
de l'information » ou « d'information électronique ».
Le premier chapitre élucide ces notions de même que celles de
bases et banques de données et présente un survol historique
de l'industrie des bases de données. La méconnaissance des
caractères spécifiques de l'information, d'un point de vue économique,
explique aussi l'échec de nombreuses initiatives. Le second chapitre
pose quelques éléments susceptibles de faire comprendre les
propriétés économiques de l'information : valeur
d'usage et valeur d'échange, utilité marginale et rareté relative,
coûts de production, offre et demande, etc. Le troisième chapitre
dresse le tableau de l'industrie des bases de données au Québec,
au Canada et dans le monde : les bases de données y sont
classées par thèmes, par types de contenu et de producteurs.
La demande de bases de données apparaît sous-développée,
d'où un ensemble de problèmes que rencontre l'industrie des
bases de données et qui se prêtent à une intervention
de l'État. Celui-ci a des responsabilités à l'égard
de sa propre information, qu'il a l'obligation de diffuser, mais aussi à l'égard
de l'industrie des bases de données en général. Les
initiatives gouvernementales doivent toutefois respecter un ensemble de paramètres
concernant la nature et l'utilité de l'information, les stades du
processus de production de l'information et le rôle de l'entreprise
privée.
No 3 CHARTRAND-GODBOUT,
Linda. Gestion
de l'image dans le secteur de l'enseignement collégial. Québec : Département
d'information et de communication, Université Laval, 1992.
34 p.
ISBN-2-921383-02-0 15,00
$ (institutions), 7,50 $ (individus)
Les institutions d'enseignement collégial peuvent, pour survivre et
s'adapter, apprendre à gérer leur image publique et leurs activités
de communication en étant davantage à l'écoute des besoins
de leurs clientèles-cibles. Le but de ce texte est de présenter,
d'une part, les éléments qui contribuent à mieux comprendre
l'environnement concurrentiel des cégeps et, d'autre part, à dégager
les principales caractéristiques d'une démarche de gestion
de l'image publique. Une étude de cas, réalisée en 1990,
met en relief et analyse certaines pratiques de communication publique du
Cégep de Sainte-Foy.
No 4 CÔTÉ,
Madeleine. L'analyse
de contenu des énoncés évaluatifs : l'affaire
Leclerc. Québec : Département d'information
et de communication, Université Laval, 1993. 41 p.
ISBN-2-921383-03-9 15,00
$ (institutions), 7,50 $ (individus)
L'éditorial de Jean-Claude Leclerc
paru dans le quotidien Le Devoir du
17 janvier 1985 et le désaveu public de l'éditorialiste par
la direction du journal suscitèrent plusieurs analyses et commentaires.
Pour vérifier la pertinence des reproches de la direction contre le
journaliste, il convient de faire une analyse de contenu des énoncés évaluatifs
des éditoriaux de Jean-Claude Leclerc portant sur les mêmes
groupes. L'auteure arrive à la conclusion que l'éditorial controversé de
Leclerc évalue très négativement le gouvernement et
l'entreprise privée selon la principale mesure de l'indice global
de direction et d'intensité de l'article. La direction n'aurait pas
eu tort de qualifier cet article de très négatif.
No 5 GAUTHIER,
Gilles. L'argumentation
interprétative du quotidien Le Devoir sur la crise
d'Octobre 70. Québec : Département
d'information et de communication, Université Laval, 1993.
25 p.
ISBN-2-921383-04-7 15,00
$ (institutions), 7,50 $ (individus)
Cette recherche a pour
objectif d'analyser la structure argumentative de la position éditoriale
prise par Le Devoir sur la crise d'Octobre
70 en prenant appui sur la tripartition des arguments de Michael Sproule
(Argument. Language and Its Influence, New York : McGraw-Hill,
1980). Il s'agit, plus précisément, de mettre au jour l'argumentation
interprétative du Devoir, c'est-à-dire d'identifier
les arguments servant à définir la réalité des événements
d'Octobre. Il est proposé de fragmenter la position éditoriale
du Devoir en cinq sous-positions : une position nucléaire,
appuyée sur une position implicite, qui entraîne une position
corollaire impliquant elle-même une position subsidiaire, tout en comportant
une position contre-corollaire. Il est également proposé de
caractériser l'argumentation interprétative fondant cette position éditoriale
par trois principaux éléments : un argument de conséquence
sur les effets possibles de la crise ; un argument de causalité sur
sa génèse ; un argument de dilemme sur la façon d'y
réagir, lui-même appuyé sur une constellation d'arguments
de maximisation, de minimisation, de comparaison et de conspiration.
No 6 GOSSELIN, André. Violence
et effet d'incubation de la télévision : la
thèse de la cultivation analysis. Québec : Département
d'information et de communication, Université Laval, 1993.
69 p.
ISBN-2-921383-05-5 20,00
$ (institutions), 10,00 $ (individus)
Depuis près de 25 ans maintenant, George Gerbner et son équipe
du Annenberg School of Communications travaillent à la mise en place
d'une théorie sur la télévision et ses effets connue
sous le nom de cultivation analysis. En un quart de siècle,
ils ont amassé, traité et interprété une masse
de données - provenant essentiellement d'analyses de contenu de la
télévision américaine et d'enquêtes par sondage
- afin de déterminer l'impact de ce média sur les Américains,
leurs croyances, leurs perceptions du monde extérieur et leurs attitudes.
L'auteur propose de faire le point sur la théorie de l'incubation
culturelle en considérant huit aspects : 1) la critique
des travaux classiques sur les effets des médias de masse que formulent
les tenants de la cultivation analysis pour fonder leur propre démarche
; 2) la conception qu'ils se font de la télévision, de son
rôle, de sa fonction et de son influence sur les individus et sur les
institutions ; 3) la méthodologie et les dispositifs d'observation
qu'ils ont créés pour tester leurs intuitions théoriques
; 4) les résultats de leurs enquêtes, notamment au sujet de
la violence télévisuelle et de son impact, et subsidiairement
au sujet des stéréotypes et de la politique ; 5) les principaux éléments
du débat et de la controverse autour de la théorie, sa méthode
et le réexamen de certaines données ; 6) les conclusions des études
inspirées par l'approche de l'incubation culturelle, mais réalisées
en dehors des États-unis ; 7) les questions et les problèmes
périphériques sur lesquels plusieurs chercheurs travaillent
pour comprendre, entre autres, le processus psychologique et les mécanismes
cognitifs sous-jacents à l'effet d'incubation culturelle supposé de
la télévision, les types de croyances et de catégories
sociales qui sont principalement concernés, les circonstances et les
conditions d'un effet en profondeur du média télévisuel
; 8) enfin, critique est faite de la thèse de Gerbner et son équipe à l'effet
que la télévision a pour fonction première de reproduire
l'ordre social existant.
No 7 Acte
du colloque Louvain-Laval (novembre 1992) - Colloque journalisme,
communication publique
et société. Québec : Département
d'information et de communication, Université Laval, 1993.
103 p.
ISBN-2-921383-00-4 25,00
$ (institutions), 12,50 $ (individus)
Le colloque Journalisme, communication
publique et société a
regroupé des professeurs-chercheurs du COMU de l'Université Catholique
de Louvain-La-Neuve et du DIC de l'Université Laval. Le colloque s'est
déroulé à l'Université Laval du 2 au 5 novembre
1992. Liste des contributions :
« Défense d'une idée prétendument dépassée : l'objectivité,
nécessité du journalisme ! » (Gilles Gauthier)
« Journalisme et mise en représentation de la société » (Frédéric
Antoine)
« L'argumentation causale dans les discours journalistiques et politiques » (André Gosselin)
« Stratégie narrative de la peur dans les récits médiatiques » (Marc
Lits)
« Le récit de vie, de l'ethno-journalisme? » (Jean
Lohisse)
« L'écriture journalistique : évolution des
spécificités des modes et des genres journalistiques » (Frédéric
Antoine)
« Le journalisme d'information au Québec : un paradigme
en crise » (Jean Charron)
« Le récit journalistique sur la ligne de partage temporel » (Benoît
Grévisse)
« Propagande militaire et propagande médiatique : la
couverture télévisée du conflit du golfe persique » (Lise
Garon et Alain Gagnon)
No 8 GOSSELIN, André. Média
et violence : dimensions micro-macro des modèles
d'explication. Québec : Département
d'information et de communication, Université Laval, 1994.
45 p.
ISBN-2-921383-07-1 15,00
$ (institutions), 7,50 $ (individus)
La recherche sur les médias de masse est de très loin dominée
par les études sur la réception et les effets sociaux de la
violence diffusée par les médias. Depuis l'avènement
de la télévision, la communauté scientifique ne cesse
de s'interroger et de débattre des conséquences réelles
d'un tel contenu sur la socialisation et la conduite des individus. Les chercheurs
qui concluent à une relation de cause à effet entre violence
médiatique et violence sociale ont proposé de multiples explications
que l'auteur tente d'examiner sous un angle métathéorique,
en l'occurrence sous les angles micro et macrosociologique. Il s'agit de
reprendre les modèles d'explication avancés pour mieux les
modéliser et en comprendre la structure théorique, à partir
des travaux les plus récents dans la théorie sociologique
contemporaine sur le lien micro-macro.
No 9 GAUTHIER,
Gilles. Les
débats
politiques télévisés : propositions
d'analyse. Québec : Département d'information
et de communication, Université Laval, 1994. 35 p.
ISBN-2-921383-08-X 20,00
$ (institutions), 10,00 $ (individus)
Le présent texte a pour objectif de caractériser et de catégoriser
les différentes recherches menées sur le contenu des débats
politiques télévisés. Il propose d'abord de considérer
que l'ensemble des travaux sur les débats se répartissent en
cinq grands types : l'analyse des effets, l'analyse normative,
l'analyse politique, l'analyse formelle et l'analyse du contenu. Ce dernier
type de recherche peut lui-même faire l'objet d'une sous-typologie
comprenant l'analyse linguistique, l'analyse thématique, l'analyse
de contenu, l'analyse rhétorique, l'analyse stratégique et
l'analyse argumentative. Cette analyse argumentative constitue le point pivot
d'une vue systématique de l'analyse du contenu des débats.
No 10 GAUTHIER,
Gilles. L'éthique
de la communication politique : un bilan de la recherche. Québec : Département
d'information et de communication, Université Laval, 1996.
32 p.
ISBN-2-921383-10-1 15,00
$ (institutions), 7,50 $ (individus)
Le texte commence par localiser des traces d'éthique de la communication
politique dans la philosophie politique et les études d'éthique
politique ainsi que dans la philosophie de la communication et les études
d'éthique de la communication. Ensuite, il identifie les quatre principaux
problèmes d'éthique de la communication politique : le
mensonge, l'écriture fantôme, l'image et la publicité négative.
Finalement, le texte pointe trois facteurs importants de la recherche contemporaine : la
distinction entre éthique normative et éthique analytique,
un renouvellement de l'éthique du journalisme politique et la liaison éthique-argumentation.
No 11 GOSSELIN, André. La
publicité électorale. Québec : Département
d'information et de communication, Université Laval, 1997.
24 p.
ISBN-2-921383-11-x 15,00
$ (institutions), 7,50 $ (individus)
Le présent texte a pour objectif de montrer en quoi consistent les
pratiques de publicité électorale en Amérique du Nord,
quel est le cadre réglementaire qui s'applique à la diffusion
des messages électoraux, quelles hypothèses de recherche les
politologues et chercheurs des communications ont formulées et à quels
types de résultats de recherche on est parvenu, aux États-Unis,
au Canada et au Québec, quant aux effets des publicités électorales,
notamment télévisées.
No 12 GAUTHIER,
Gilles. L'éthique
de la publicité négative. Québec : Département
d'information et de communication, Université Laval, 1997.
24 p.
ISBN-2-921383-12-8 15,00
$ (institutions), 7,50 $ (individus)
Le présent texte a pour objectif de fournir une analyse éthique
de la publicité négative en la définissant relativement à l'argumentation ad
hominem. Quatre modes d'évaluation de l'argument ad hominem sont
successivement examinés : logique, pragmatico-dialectique,
déontico-praxéologique et éthique. Eu égard à cette évaluation éthique,
trois critères sont proposés : de véridicité,
de justification et de pertinence.
No 13 BEAUCHAMP,
Michel. Restructuration
et communication dans le cadre d'une fusion-acquisition : le
cas Desjardins - La Laurentienne (1990-1996). Québec : Département
d'information et de communication, Université Laval, 1998.
24 p.
ISBN-2-921383-14-4 15,00
$ (institutions), 7,50 $ (individus)
L'utilisation du modèle d'Ivancevich et al.
(1987) facilite la caractérisation de quatre phases du processus de fusion-acquisition : l'étape
de la planification (planning period), l'étape des tractations (in
play period), l'étape de la transition (standstill/transition
period), l'étape de la stabilisation (stabilization period).
Dans le cas retenu, soit celui de Desjardins et La Laurentienne, entre
1990 et 1996, le recours au modèle permet de relever des événements
clés liés à l'évolution des structures et des
activités de communication au cours des trois dernières phases
du processus de fusion-acquisition. Plusieurs des activités de communication
mises de l'avant s'adressent aux publics internes au cours des phases de
transition et de stabilisation.
No 14 CHARRON,
Jean, JACOB, Loïc. Énonciation
journalistique et subjectivité : les marques
du changement. Québec : Département
d'information et de communication, Université Laval,
1999. 70 p.
ISBN-2-921383-16-0 20,00
$ (institutions), 10,00 $ (individus)
Cette monographie présente une méthode de mesure de la subjectivité énonciative
dans des textes de nouvelles. La méthode a recours à des indicateurs
linguistiques et des procédures de repérage susceptibles d'être
appliqués sur un vaste corpus d'articles. La première partie
de la monographie expose sommairement une problématique de l'énonciation
journalistique et souligne la pertinence d'analyser, sous cet angle, l'objectivité/subjectivité du
discours de presse. La deuxième partie porte sur la subjectivité telle
qu'elle peut se manifester dans la manière dont le journaliste, par
les différentes formes du discours rapporté, traite le discours
d'autrui. La troisième partie porte sur certaines manifestations de
subjectivité que l'on peut repérer dans la composante analytique
du discours de presse. La quatrième partie traite de la subjectivité induite
par certaines formes de mise en scène du journaliste dans son propre
discours ainsi que par les appels au lecteur.
No 15 CHARRON, Jean. La
nature politique du journalisme politique. Québec:
Département d'information et de communication, Université Laval,
2000. 50 p.
ISBN-2-921383-17-0 20,00 $ (institutions), 10,00 $
(individus)
Les journalistes politiques
tiennent un discours qui est doublement « politique » :
non seulement la politique (les affaires de l'État et l'état
des « affaires ») est leur référent, mais
les formes, les fonctions et les finalités de ce discours comportent
des dimensions fondamentalement politiques. Un grand nombre de travaux
en sociologie de l'information visent à prendre la (une) mesure
de la dimension « politique » du journalisme et de l'information,
c'est-à-dire à poser un diagnostic sur la fonction et
le fonctionnement du journalisme et sur les rapports complexes d'influence
qui le conditionne, de manière à dégager la contribution
de l'information à la structuration et l'exercice du pouvoir
dans la société. Cette monographie donne un aperçu
de la manière dont le problème de la nature « politique » du
journalisme politique a été posé dans les travaux
qui portent sur le processus de production journalistique (par opposition
aux travaux sur la nature politique du journalisme tient surtout aux
préférences politiques et aux caractéristiques
socio-démographiques des journalistes eux-mêmes ; pour
d'autres elle tient au mode de fonctionnement des médias en
tant qu'organisation ; pour d'autres encore elle tient à l'influence
que les élites exercent sur la production de l'actualité ou
aux intérêts financiers des propriétaires des
médias.
No 16 CHARRON,
Jean, DE BONVILLE, Jean. Le
journalisme dans le «système » médiatique:
concepts fondamentaux pour l'analyse d'une pratique discursive.
Québec: Département d'information et de communication,
Université Laval, 2002. 57 p.
ISBN-2-921383-18-7 15,00 $ (institutions), 7,50 $
(individus)
Le journalisme peut être défini comme un système de relations
au sens où un ensemble de règles président aux rapports
qu'entretient le journaliste avec son environnement et rendent probable,
donc prévisible, un nombre limité de comportements de la part
des journalistes et des autres acteurs engagés dans des rapports avec
lui. Les règles en question, qui doivent être considérées
dans leurs dimensions habilitante aussi bien que contraignante et qui fondent
le caractère institutionnel du journalisme, sont souvent englobées
dans les concepts de rôle et de statut. Ainsi, un paradigme journalistique
peut être considéré comme une institution ou une pratique
institutionnalisée. Le système de relations caractérise
non seulement les rapports entre les acteurs (journalistes, sources, lecteurs),
mais aussi les rapports entre les textes et les discours : en effet, le journalisme
peut être défini comme une activité intertextuelle, l'article
de journal étant une production collective à laquelle participent
les sources, les pairs et même les lecteurs. Par ailleurs, le discours
journalistique est en relation avec d'autres types de discours qu'il influence
ou dont il subit l'influence. Enfin, il n'est pas possible de comprendre
le fonctionnement et l'évolution du système médiatique
et, plus spécifiquement, du journalisme sans faire intervenir de manière
systématique les dimensions temps et espace.
No 17 MATHIEU, David. Approche
cognitive de la compétence journalistique. Québec:
Département d'information de communication, Université Laval,
2003. 109 p.
ISBN-2-921383-19-5 20,00 $ (institutions), 10,00 $
(individus)
L'auteur présente les concepts fondamentaux de l'activité cognitive
de traitement de l'information. Pour rendre compte de la compétence
journalistique, il y retient la théorie des schémas
et les notions d'inférence et d'heuristique qu'il développe
ensuite dans le cadre de la théorie de la pertinence. L'existence
de schémas communs aux journalistes et leur exploitation routinière
dans l'exercice de la pratique professionnelle expliquerait pour une
bonne part la dimension cognitive des routines journalistiques permettant
de produire rapidement et efficacement leurs textes de nouvelle. Les
journalistes entretiennent des schémas, i.e. des représentations
typiques, sur les référents qui apparaissent
fréquemment dans le discours journalistique (des acteurs, des
lieux, etc.) ainsi que des schémas sur l'activité de
reportage (l'exploitation des sources d'information, l'entrevue,
l'équilibre
des points de vue, etc.). Ces deux types de schémas se combinent
progressivement en un seul, le schéma d'événement,
appelé aussi script, qui sert alors à représenter
les occurrences qui se répètent fréquemment dans
l'environnement et qui présentent un intérêt médiatique évident
No 18 CHARRON, Jean, Jean de BONVILLE
avec la collaboration de Colette BRIN et Florian
SAUVAGEAU. De
la théorie
au terrain Modèle explicatif de l’évolution
du journal télévisé au Québec, Département
d'information de communication, Université Laval, 2005. 48
p.
ISBN 2-921383-20-9 20,00 $ (institutions), 10,00 $
(individus)
Défini comme un ensemble de pratiques discursives médiatisées
visant la représentation de l’environnement naturel ou
social, le journalisme est soumis à l’influence de plusieurs
facteurs exogènes, d’ordre socioculturel, politique,
technique ou économique, qui en expliquent les changements
les plus significatifs. À partir de cette définition,
le premier chapitre présente quatorze paramètres susceptibles
de contribuer à l’explication du changement dans le journalisme
et décrit deux modalités par lesquelles ce changement
advient. Le journal télévisé présente
un objet particulièrement intéressant pour étudier
le changement dans le journalisme, puisqu’il permet d’observer
la genèse et l’évolution d’un nouveau genre
médiatique. Au Québec, l’évolution peut
se diviser un cinq périodes d’égale longueur.
La première décennie est caractérisée
par l’hybridation de genres anciens, comme le journal radiophonique
et les actualités filmées, avec le nouveau média
et par l’institutionnalisation de nouvelles pratiques. L’instauration
de la concurrence entre radiodiffuseur public et télévision
privée, au début des années 1960, coïncide
avec des changements socioculturels importants au Québec. Cette
conjoncture favorise l’expérimentation de nouvelles formules.
Au cours de la décennie suivante, l’intensification de
la concurrence et des améliorations techniques dans le matériel
de reportage amènent l’introduction de nouveaux styles
de présentation et la multiplication des reportages. Dans les
années 1980, l’augmentation de l’offre médiatique
oblige les responsables du journal télévisé à expérimenter
des formules nouvelles, qui font une plus grande place aux goûts
et aux préoccupations du public. Le processus s’accélère
au cours de la décennie suivante, tandis que la généralisation
du reportage en direct et en continu oblige le journal télévisé,
sinon à se définir, du moins à se positionner
différemment. Ce modèle d’évolution, qui
occupe le deuxième chapitre, s’appuie sur des facteurs
explicatifs généraux, exposés dans le dernier
chapitre, qui rendent compte aussi bien du changement que de la stabilité des
pratiques journalistiques et fait appel à des concepts opératoires,
ceux d’agents et d’acteurs sociaux, et de paradigme journalistique
en particulier.