Résumé

DE BONVILLE, Jean. « Le « nouveau journalisme » américain et la presse québécoise à la fin du XIXe siècle ». In SAUVAGEAU, Florian. Variations sur l'influence culturelle américaine. Québec : Presses de l'Université Laval, 1999. P. 73-100.

À la fin du XIXe siècle, le journalisme américain se redéfinit. La généralisation de la technique du reportage et la définition du genre nouvelle donnent naissance à un « nouveau journalisme », axé sur la diffusion des faits les plus récents. À la faveur de la concurrence que se livrent les grands quotidiens de New York, de nouvelles manières de mettre en valeur les événements apparaissent. Gros titres et illustrations sont exploités à la une, et servent souvent à attirer l'attention d'un lectorat populaire de plus en plus nombreux sur des crimes et d'autres faits divers scabreux. Ce « yellow journalism », comme on l'appelle à l'époque, trouve rapidement des imitateurs au Québec. La perspective de rentabilité commerciale que présente la nouvelle formule de journalisme attire des entrepreneurs comme Trefflé Berthiaume, de La Presse, et Hugh Graham du Montreal Star, qui l'introduisent à Montréal dès les années 1890. Même si le « nouveau journalisme » rencontre de la résistance et soulève des critiques dans le public et chez les journalistes, l'essentiel de la formule se généralise et sa banalise de sorte que ses caractéristiques principales sont incorporées dans le journalisme d'information du XXe siècle.

Dernière mise à jour : 2010-11-17 09 h 14